29 09 2011

France – Septembre 2011 – « Le Tour du Queyras »

Le tour du Queyras est un chemin de grande randonnée : GR58 qui fait partie d’un des plus beaux GR de France par ses paysages de montagne très variés. Le GR58 possède aussi 4 variantes, dont une fait une incursion en Italie. Ce chemin de randonnée traverse des paysages magnifiques : des forêts de mélèzes, des cols où il y a de splendides sommets, des lacs d’un beau bleu turquoise, enfin sans oublier des villages en bois et en pierre de toutes beautés, comme Saint Véran et Ceillac. Nous avons aussi une faune incroyable d’animaux en tout genre : des vautours, des marmottes, quelques chamois, beaucoup de petits animaux et d’insectes. Cette biodiversité est donc très présente dans cette région. Depuis quelques années je pars avec le même groupe d’amis, cette année nous étions sept et c’était un plaisir de nous revoir.

1 – Carte du séjour et quelques informations :

Carte du Queyras Superfice du Queyras : 65000 ha
Le G58 fait environ 100 kms
Dénivelés totales : +6602 mètres et -8314 mètres
Nombre de jours de marche : 7 jours
Moyenne d’heures de marche : 5 à 6 heures

2 – Informations pratiques :

Transport : pour rejoindre le parc régional du Queyras, vous avez plusieurs moyens de transport. Le premier évidemment en partant de Paris est le train. Vous avez un train de nuit le Lunéa, la gare la plus proche du Queyras est la gare de Montdauphin. Ensuite pour rejoindre le village de départ du trek est Ville-Vieille, vous avez des navettes par le car avec un tarif de 10€ environ, pour plus de renseignements vous pouvez consulter un site de transport régional du Queyras en cliquant ICI

Hébergements : de nombreux refuges et surtout des gîtes vous accueillent pendant le tour du Queyras, ils sont assez confortables et pas très chers, les prix vont de 30 à 50€ la nuit avec le dîner et le petit déjeuner. Quelques uns sont très sympas et vous avez un bon accueil, comme le gîte du Cassu au Roux ou  le seul grand gîte des Fonds de Cervières qui est très confortable. Quelques refuges sont incontournables pendant le tour, notamment celui du refuge Agnel, qui est un peu grand, mais il y a une bonne ambiance le soir.

- L’équipement : Comme le tour du Queyras suit le GR58, il passe par de nombreux cols. L’altitude moyenne se situe entre 2500 et 2800 mètres d’altitude, il faut donc un équipement adapté à la randonnée en montagne. L’équipement indispensable est :

  • Les chaussures : Il faut des chaussures de randonnées tenant bien à la cheville et surtout imperméable. Je vous conseille une paire avec semelle Vibram, ces semelles ont une bonne tenue sur les chemins difficiles du Grand Paradis.
  • Veste coupe-vent : il faut avoir dans votre équipement une veste coupe-vent de type Gore-Tex, elle vous protégera du vent et de la pluie surtout au passage des cols.
  • Veste Polaire : comme ci-dessus, pour le passage des cols et les soirées dans les refuges.
  • Gourde d’eau : une gourde d’une contenance de 2 litres est indispensable, il y a des points d’eau à chaque refuge, mais ils sont espacés de plusieurs kilomètres. Prenez une poche d’eau avec tuyau, qui se range dans votre sac à dos et qui vous permet de boire en marchant, très pratique !
  • Les bâtons de marche : ce n’est pas obligatoire pour marcher, mais je vous le conseille fortement, comme vous faites beaucoup de dénivelés dans la journée, environ +1000 mètres et -1000 mètres, ceux-ci peuvent vous soulager les genoux et c’est vraiment très bien pour les montées.
  • T-shirts : il faut acheter aussi des T-shirts en fibre synthétique et non du COTON ! Le coton est très long à sécher et n’est pas du tout agréable à porter pendant les randonnées

3 – La randonnée :

Qu'elle belle vallée !

 Samedi 27 août et dimanche 28 août 2011 : J’ai pris le train depuis la Gare de Lyon vers 7h00 pour rejoindre mes amis à Chamonix en début d’après-midi. Nous partons avec le minibus de notre ami Rémy vers le parc régional du Queyras. Nous pensons au début rejoindre cette région en passant par le tunnel du Mont Blanc et l’Italie. Mais comme il y avait beaucoup de monde qui attendait à l’entrée du Tunnel, nous avons fait un détour par Grenoble et remonté une partie du parc des Ecrins. Nous arrivons en fin d’après-midi à un hôtel de Ville-Vieille où nous retrouvons une partie de notre équipe. Après un bon dîner et une bonne nuit, nous partons le lendemain vers 8h00 de l’hôtel pour rejoindre en voiture le village de Souliers, sur le chemin nous passons devant le château Queyras. Je vous invite à franchir le pont levis et à le visiter, il est ouvert tous les jours de juin à septembre. Nous arrivons au village de Souliers, situé à 1816 mètres d’altitude pour le début de notre séjour de randonnées. Nous traversons ce beau petit village où des balcons en bois sont bien fleuris. Nous longeons pendant cinq kilomètres le GR58 pour arriver en fin de matinée au col de Péas à 2650 mètres. Cette belle ligne droite que nous venons de traverser est bordée de magnifiques paysages, au loin nous voyons le pic de Rochebrune (3325 mètres). Nous redescendons après le col de Péas vers le refuge des Fonds de Cervières (2040 mètres), en chemin un groupe d’une quinzaine de cavaliers nous dépassent, nous admirons avec plaisir leur monture.

Album de photos : De souliers aux Fonds de Cervières

Le lac du Grand Laus

Le lac du Grand Laus

Lundi 29 août 2011 : Nous démarrons vers 8h00 par une grande journée de randonnée en montant vers le col de Malrif et nous suivons la variante du GR58D pour descendre enfin à Abries. Nous montons donc vers le col de Malrif par une montée assez douce au départ, en nous éloignant, nous nous arrêtons pour admirer la belle vue sur les refuges des Fonds de Cervières, le pic de Rochebrune, l’Escalinade (3087 mètres) et le Turge de la Suffie (3024 mètres). Nous arrivons en milieu de matinée, après une montée bien raide au col de Malrif (2906 mètres), de là, la vue à 360 degrés est splendide, d’un côté sur le pic de Rochebrune et de l’autre enfin, très loin, sur un des plus hauts sommets, proche du Queyras, le mont Viso (3841 mètres). En bas nous apercevons un grand lac, le Grand Laus. C’est d’ici que nous devrions continuer vers la variante : le GR58D. Malheureusement nous avons décidé d’abandonner la poursuite vers ce GR, un de nos équipiers est souffrant et nous décidons de raccourcir en passant par le GR classique. Nous descendons donc de l’autre côté du col vers le Grand Laus. La descente est magnifique, plus nous nous rapprochons du lac et plus la vue au loin sur le mont Viso est de toute beauté.

Belle vue sur le lac

Belle vue sur le lac

Nous contournons le lac par la droite afin de trouver un petit emplacement pour le pique-nique. C’est un endroit calme et reposant, il y a peu de monde et c’est très agréable. Notre ami Rémy nous rejoint pour ramener notre camarade souffrant, il sera descendu en voiture vers le gîte de ce soir. Après le déjeuner nous continuons notre périple en contournant le lac une nouvelle fois et reprenons le GR58 pour descendre au village d’Abries. Une petite descente assez raide après le lac et nous continuons notre chemin. La vue sur le mont Viso est cachée cette fois-ci et nous descendons vers des bois, en chemin nous passons par une ancienne petite bergerie en rénovation. Nous avons une belle vue sur la vallée et enfin le village d’Abries. Nous arrivons en fin d’après-midi, bien fatigué de notre randonnée. Finalement nous ne regrettons pas d’avoir abandonné cette variante et d’être passé par ce beau chemin, ça en vaut vraiment la peine. Nous dormons ce soir au très sympathique gîte de Cassu au Roux.

Jolie photo de la montagne de Peyra

Jolie photo de la montagne de Peyra

Mardi 30 août 2011 : Nous quittons le gîte de Cassu en début de matinée pour une bonne matinée de montée jusqu’à la Colette de Gilly (2366 mètres). De là nous longeons les crêtes de Gilly et de Peyra jusqu’au sommet de Lauzières(2576 mètres). Vers midi nous nous arrêtons pour déjeuner au sommet. Après le pique nique et au moment de la petite sieste, nous voyons passer au dessus de nos têtes plus d’une vingtaine de vautours qui font des tourbillons dans le ciel, le spectacle est grandiose ! Nous les voyons passer un par un jusqu’à ce qu’ils s’éloignent en longeant dans l’autre sens les crêtes de Gilly. Nous aprenons plus tard au gîte que plusieurs carcasses de moutons ont été laissées pas très loin d’ici pour attirer ces vautours.

Magnifique vautour !

Magnifique vautour !

Après ce beau spectacle nous longeons la crête de Peyra pour redescendre ensuite vers le gîte de l’Echalp. La descente est longue, un peu fatiguante et surtout il fait très chaud. Nous nous abritons par moment du soleil dans le bois de Châtellard tout en admirrant les belles vues des montagnes qui nous entourent. Nous apercevons encore un peu dans les nuages le mont Viso, dans toute sa splendeur. Nous arrivons bien fatigué de la chaleur au gîte de l’Echalp. Ce soir il y a beaucoup de monde et nous nous attardons pas à table. Nous décidons de faire une petite promenade digestive sous un magnifique ciel étoilé, avant de nous coucher, pour être en forme le lendemain.

Belle photo de la Tête de Pelvas

Belle photo de la Tête de Pelvas

 Mercredi 31 août 2011 : En début de matinée nous quittons le gîte de l’Echalp pour poursuivre notre randonnée sur le GR58, afin de rejoindre le refuge Agnel (2580 mètres). Nous passons le torrent du Guil, dont nous remarquons qu’il doit être très fort en période d’hiver, car un immense couloir de pierres laisse imaginer les eaux des montagnes dévalant avec beaucoup de puissances. Nous montons à travers les bois jusqu’au grand lac Egorgéou, (2394 mètres) la montée est assez raide et assez fatiguante, nous arrivons en milieu de matinée à ce superbe lac. De là nous avons des belles vues sur la vallée et certains monts. Après un petit repos bien mérité, nous continuons notre chemin vers un autre lac, le lac Foréant (2618 mètres), la montée est aussi raide et un peu sportive. Nous arrivons pour le pique nique, il y a un vent très fort qui s’est levé et nous recherchons autour du lac un abri pour déjeuner tranquillement. Après la sieste et quelques photos du lac, nous montons de nouveau pour arriver au Col Vieux (2806 mètres). De là nous apercevons en contre bas le refuge Agnel et la route qui monte jusqu’au col Agnel (2740 mètres). Nous entendons d’ailleurs de nombreux véhicules monter jusque là. Nous redescendons vers le refuge, en chemin nous apercevons de nouveau quelques vautours et faucons tournoyant au dessus de nos têtes, nous voyons aussi de nombreuses marmottes dont le cri strident, alerte le survol de ces oiseaux de chasse. Nous arrivons en fin d’après midi au refuge d’Agnel, fatigué, mais content de notre journée.

Magnifique photo de ces trois marmottes

Magnifique photo de ces trois marmottes

Jeudi 1 septembre 2011 : Des trombes d’eau se sont abattues une bonne partie de la nuit au refuge, rendant ainsi le sol complètement détrempé. En voyant ça nous avons craint de marcher sous une pluie, une bonne partie de la journée. Après le petit déjeuner nous partons enfin, bien équipé vers le col de Chamoussière (2884 mètres). Nous arrivons en milieu de matinée à ce col qui est un peu dans les nuages, mais heureusement la pluie a été absente. Pendant la montée à ce col, nous avons vu une belle ombre se dessiner sur une paroi rocheuse, un chamois est apparu, observant notre montée. Depuis le col de Chamoussière, nous continuons sur les crêtes par une variante du GR58 pour rejoindre le col de Saint Véran (2844 mètres). Sur cette crête nous longeons la frontière entre la France et l’Italie. Nous arrivons en fin de matinée au col de Saint Véran et nous descendons en direction du refuge de la Blanche, près d’un petit lac portant le même nom. Au refuge nous demandons aux propriétaires, si nous pouvons nous installer pour le pique-nique dans la salle à manger, ce qu’ils nous ne refusent pas. Nous admirons la vue sur la vallée, mais surtout nous sommes contents de nous abriter un peu de l’humidité et du vent qui se sont un peu installés depuis le début de la matinée. Après le déjeuner nous continuons notre descente et nous passons une petite chapelle qui s’appelle Clausis. C’est une belle petite chapelle en plein milieu de la montagne. Au dessus de l’entrée, cachée derrière une petite fenêtre, vous pouvez admirer une belle statue de la Vierge. Nous redescendons une nouvelle fois et nous longeons le torrent de l’Aigue Blanche pour rejoindre le village de Saint Véran. En chemin nous nous sommes arrêtés plusieurs fois, car une nuée de marmottes se sont approchées de nous, nous observant à notre passage, nous faisons de même pour les observer. Ces petites marmottes sont très drôles, elles se mettent aux aguets, comme font d’autres animaux et notamment les lémuriens.

Belle vue sur le village de Saint Véran

Belle vue sur le village de Saint Véran

Nous arrivons en fin d’après-midi au plus haut village d’Europe situé à plus de 2100 mètres d’altitude, le village de Saint Véran. Nous sommes contents d’arriver, car il commence à faire très chaud. Nous traversons le village pour rejoindre le gîte de cette nuit, en passant nous admirons les curiosités de ce village et notamment les calvaires et les nombreux cadrans solaires. Après une bonne douche, nous décidons de sortir une nouvelle fois pour aller visiter ce beau village typique du Queyras.

Le pic de Saint Véran sous les branches d'arbres

Le pic de Saint Véran sous les branches d'arbres

Vendredi 2 septembre 2011 : Nous partons à 8h00 vers la fin du village de Saint Véran pour rejoindre le départ du GR58 au bas de la vallée au pont du Moulin. De là nous prenons le chemin de randonnée qui va nous amener au col des Estronques (2651 mètres). Plus nous montons et plus nous voyons le village de Saint Véran s’éloigner, la vue est très belle de ce côté. Nous arrivons en fin de matinée au col, un vent fort s’est levé. De ce col nous avons deux belles vues, l’un sur le village de Saint Véran et de l’autre sur le village de Ceillac. Nous continuons de monter un peu plus pour arriver à la pointe de Marcelletes (2900 mètres), de là nous déjeunons dans un trou où il y a un dessin d’une spirale formé par des pierres. Après le pique-nique et la petite sieste nous redescendons par le col des Estronques et vers le village de Ceillac. Après une belle descente sous la chaleur, nous arrivons à ce village où il y a une curiosité, c’est le clocher de l’église avec ses cinq cloches superposées. Nous traversons la rue principale formée de chaque côté par de jolies maisons typiques du pays, comme le village Saint Véran. Nous arrivons en fin d’après-midi au gîte, au bout du village. Nous profitons d’une belle soirée et d’un bon dîner.

Les cimes dans la brume

Les cimes dans la brume

 Samedi 3 septembre 2011 : Nous démarrons en début de matinée la dernière journée de marche de notre séjour. Nous traversons dans l’autre sens le village de Ceillac par la rue principale et nous parcourons une partie du GR58 que nous avons fait hier pour bifurquer au chemin qui mène au col Fromage (2297 mètres). Cette partie du GR suit un autre GR en parallèle, le GR5 qui part d’Amsterdam pour rejoindre Nice. Nous avons une magnifique randonnée jusqu’au col, en chemin nous remarquons de jolies oiseaux et surtout le Casse-Noix Moucheté.

Un joli Casse-Noix moucheté

Un joli Casse-Noix moucheté

Nous arrivons en milieu de matinée au col, de là nous pouvons apercevoir les sommets que nous avons vu le premier jour, comme le pic de Rochebrune. Vers midi nous nous arrêtons pour le déjeuner, le ciel devient de plus en plus menaçant, nous nous attardons pas et nous commençons à redescendre vers Château Queyras par le GR5. Nous redescendons donc le chemin par une belle pluie qui ne va pas nous quitter pendant tout le trajet. Nous arrivons trempé à l’endroit où Remy doit nous reprendre pour repartir vers Mondauphin, afin de prendre le train de nuit pour Paris. Nous arrivons vers 16h00 environ à la gare de Montdauphin et nous aprenons qu’il n’y aura pas de train au départ de cette gare. Nous devons faire deux heures de route par le car pour rejoindre la gare de Veynes. , afin de prendre le train de nuit. Nous arrivons sans encombre le lendemain à Paris.

Album de photos : De Ceillac au col Fromage
Commentaire ce séjour : Le tour du Queyras est une très belle randonnée que je vous conseille grandement de faire. Pendant une semaine vous allez voir de jolies paysages de montagne et surtout de beaux villages typiques des Alpes. Aussi la flore et la faune n’est pas en reste, de nombreux animaux sont omniprésents pendant tout ce séjour. Ce parcours n’est pas difficile en lui-même, certes les dénivelés sont importants mais pas insurmontables. Les chemins sont faciles et biens indiqués, je mettrais au même niveau de difficulté que le tour du Mont Blanc. Je vous conseille donc de faire ce magnifique parcours, il en vaut vraiment la peine. En tout cas je voulais remercier très sincèrement nos deux guides, tout d’abord Sandrine, qui nous a accompagnée sur ce tour du Queyras. Je voulais la remercier surtout pour nous avoir fait partager ses passions pour la montagne, la faune et la flore qu’elle sait nous faire découvrir, c’était une vraie leçon de chose que nous avons eus tous les jours, c’était très passionnant. Aussi je voulais remercier Rémy pour sa grande disponibilité et pour l’intendance qui a été parfaite pendant tout ce séjour. Et puis je voulais saluer aussi tout notre fine petite équipe : Manuela, Jean, Philippe et Benoît pour l’ambiance qui a été formidable, comme à chaque rendez-vous tous les ans. Vivement l’année prochaine pour une autre aventure dans cette belle région des Alpes !
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19 04 2011

Bretagne (France) – « La côte d’Emeraude »


La côte d’Emeraude est au nord de la Bretagne, dans les Côtes d’Armor (22), entre Cancale et le Cap Fréhel. Ce nom de la Côte d’Emeraude a été donné par un ancien historien de Saint Malo : Eugène Herpin (1860-1942) en raison de sa couleur bleue-vert émeraude à certains moments de la journée.

J’ai donc passé quelques jours dans ma famille dans cette belle région et j’en ai profité cette fois-ci pour marcher le long de la côte. Je suis parti d’Erquy et je suis allé jusqu’à Saint Cast, le Guildo à pied, en trois jours. J’ai longé, ce qu’on appelle le « chemin des douaniers », qui est aujourd’hui le GR34. Dans cet article, je ne vais pas raconter comme d’habitude mon périple, mais surtout vous raconter l’histoire des lieux où je suis passé. C’est qu’une première partie, je vais l’alimenter par la suite avec d’autres lieux des Côtes d’Armor, quand je repasserais dans cette belle région.

1 – Carte du parcours et quelques chiffres :

carte_bretagne

Département : Côte d’Armor (22)
Région : Bretagne
Préfecture : Saint Brieuc
Superficie : 6878 km²
Habitants : plus 600 milles
Ports de pêche de commerce : 17
Le nom Côtes d’Armor a été donné en 1990, il a remplacé le nom Côtes du Nord, jugé un peu dévalorisant. Ce nom Côtes d’Amor signifie en français-breton : « Les côtes du pays de la mer »

2 – Préparez votre séjour :

- Trajet : Pour aller dans les Côtes d’Armor et plus précisément vers la Côte d’Emeuraude, en partant de Paris, vous avez le train, qui part de la Gare Montparnasse en direction de Brest. Vous passez par Rennes et vous vous arrêtez à Lamballe. De Lamballe, vous avez des bus qui sillonnent la région et surtout cette compagnie : Tibus. En voiture, depuis Paris il y a deux autoroutes vers la Bretagne, celle qui part vers le sud (A10/A13) et qui passe par Rennes et Lamballe ou vous avez celle qui part vers le nord ouest (A13) et qui passe par Rouen et Caen .

- Hébergements : Comme dans tout le reste du pays, il y a de nombreux catégories d’hébergements près de la côte. Des campings, des maisons d’hôtes, des hôtels bon marchés, vous trouverez tout ce qu’il faut pour passer quelques jours dans cette magnifique région. Si vous voulez louer un appartement pour une semaine, je peux vous conseillez de passer par la l’agence de mon cousin Arnaud De La Motte Rouge, il a des prix assez attractifs et un très bon accueil à l’Agence de la Plage.

- Gastronomie : Les produits de la mer en Bretagne sont très nombreux et beaucoup moins chers qu’ailleurs. Sur de nombreux marchés, vous pouvez trouver du poisson de la région (soles, barbues, turbots, bars, du Saint Pierre), mais aussi de beaux crustacés comme le crabe, le homard ou l’araignée de mer. Les Côtes d’Armor sont réputées aussi pour la coquille Saint Jacques, nous pouvons dire même que c’est « la capitale » de ce coquillage. Nous pouvons les trouver à des prix défiant toutes concurrences à 3 ou 4€ le kilo ! Aussi les huîtres et les moules font partie de la gastronomie de la Bretagne, les fameuses huîtres de Cancale sont parmi les plus bonnes de France. Enfin vous trouverez de nombreux biscuits bretons, le fameux Kouign Amann, puis il y aussi les bonnes galettes de sarrasin au blé noir et les crêpes de froments.

- Equipements : Pour marcher le long de la côte, je vous conseille de bonnes chaussures de marches, les chemins ne sont pas difficiles, mais il y a beaucoup de montées et de descentes. Comme on est en Bretagne, le temps peut-être très variable, un vêtement de pluie est indispensable et surtout un bon coup de vent, car il y en a beaucoup, surtout près des côtes. N’oubliez pas non plus : un chapeau de soleil, crème solaire et lunettes de soleil, et oui ! Il y a aussi du beau temps en Bretagne et un soleil qui peut faire mal, surtout près de la mer. Si vous avez l’intention de marcher longtemps, je vous conseille quand même de prendre des bâtons de marche, cela peut être utile, surtout en fin de journée où les articulations peuvent commencer à fatiguer. Sinon un équipement habituel est conseillé : gourde d’eau, petit sac à dos, pique-nique. Vous n’aurez pas besoin en principe de cartes de randonnées, les chemins sont bien balisés.

3 – Le GR34 :

Le GR34 est un chemin de randonnée qui fait le tour de la Bretagne en 2000 kms environ. Il part du Mont Saint Michel et se termine vers les îles de Guérande dans la partie sud de la Bretagne. Le GR34 appelé communément le « chemin des douaniers » a eu cette origine en 1791 pour lutter contre la contrebande, mais il a été crée surtout il ya 40 ans pour le bonheur des randonneurs et des promeneurs.

Belle photo des remparts

Belle photo des remparts

Saint Malo : est une ville qui se situe à l’embouchure de l’estuaire de la Rance. Ce bras de mer qui se termine en rivière, est délimité par le barrage de la Rance et dans les terres, par la ville de Dinan. L’accès par la mer au port de Saint Malo est protégé par de nombreux îlots et rochers. Ces îlots ont été pour la plupart fortifiés au XVII et XVIIIème siècle (Cézembre, Fort Habourt, fort de la Conchée, le grand et le petit Bé et l’îlet du Fort National). C’est sur l’île de Grand Bé que Chateaubriand est enterré. Aujourd’hui la commune de Saint Malo inclut les deux communes de Saint Servran et de Paramé.

Les marées de la baie Saint Malo sont parmi les plus importantes d’Europe, au moment des grandes marées, elles peuvent atteindre une hauteur de 14 mètres. C’est pour cette raison que le barrage de la Rance a été construit au début des années 1960 en amont de Saint Malo.

L’histoire de Saint Malo remonte à l’antiquité Celtique où les gaulois faisaient de cette ville un port maritime important. Au départ des romains vers l’An 400, la ville d’Aleth (actuellement la ville de Saint Servran) qui était plus importante que Saint Malo à cette époque a été plusieurs fois attaqués. C’est vers 541 que Saint Maclow aurait donné le nom à Saint Malo. Saint Maclow est un moine du pays de Galles qui est devenu évêque d’Aleth, il serait l’un des sept saints fondateurs de la Bretagne. Saint Malo est ainsi un lieu de pèlerinage médiéval important.

Saint Malo fut aussi la ville des grands explorateurs, comme Gouin de Bauchesne qui affronte le Cap Horn en 1701, les colonisateurs comme Mahé de Bordonnais et Maupertuis et enfin des corsaires très célèbres comme Dugay-Trouin ou Surcouf. Aujourd’hui Saint Malo est le théâtre de grands évènements maritimes qui se tiennent tous les quatre ans, avec la Route du Rhum et la transat Québec/Saint Malo.

Aujourd’hui Saint Malo est une des villes les plus visitées au niveau de l’Europe, elle accueille chaque année plus de deux cents milles touristes. Les remparts de cette ville sont la première attraction des touristes. Saint Malo intra-muros a été détruit à 80% pendant la guerre, aujourd’hui elle a repris toute sa splendeur avec des édifices monumentales (église, le château qui est la mairie) et les nombreux commerces qui font de cette ville la première ville touristique de la Bretagne.

Album de photos : Saint Malo


La presqu'île de Saint Jacut de la Mer

La presqu'île de Saint Jacut de la Mer

Saint Jacut de la Mer : Au centre de la Côte d’Emeraude et de l’archipel des Ebihens, la presqu’île de Saint Jacut de la Mer offre aux visiteurs de magnifiques paysages, avec ses onze plages et ses deux baies de chaque côté. Le village de Saint Jacut est vraiment typique de la Bretagne avec ses petites maisons de pêcheurs. Je vous conseille en faisant le tour de la presqu’île par le GR et si vous avez un peu de temps de vous arrêter dans ce beau village. Aujourd’hui Saint Jacut de la Mer est réputé par la pêche à pied et aussi la conchyliculture (c’est l’élevage de coquillages en général). Dans le passé, au XIème siècle fut construit un immense monastère réputé dans toute la Bretagne, dont le culte fut répendu jusqu’au 15ème siècle. Sous Louis XIV a été construit sur l’île Ebihens des fortifications édifiées par Vauban, dont actuellement il reste encore quelques traces. En redescendant la presqu’île du côté du Guildo, vous ne pouvez pas rater les ruines du château du Guildo surplombant l’Arguenon (petit fleuve côtier). Autrefois ce château du XVème siècle a été la demeure de Gilles de Bretagne, époux de Françoise de Dinan, qui entrenait à cette époque de guerres des liens étroits avec les anglais. Au XVème siècle le château du Guildo a donc pris une place importante dans son histoire et de la guerre entre la Bretagne et la France a cette époque.

Album de photos : la presqu’île de Saint Jacut de la mer

De beaux genêts et la baie de la Fresnaye

De beaux genêts et la baie de la Fresnaye

La baie de la Fresnaye : La baie de la Fresnaye est une des plus importantes baies de Bretagne. Elle commence du Fort Lalatte et se termine à l’entrée de la ville de Saint Cast, le Guildo. Elle tient son nom des frênes qui occupaient autrefois les bords de la baie. Au IX et Xème siècle elle voit arriver les normands, au XIIème siècle de nombreux pèlerins venus d’Angleterre y débarquent, accompagnés par les Templiers (quelques traces d’habitations sont encore aujourd’hui visibles au fond de la baie, vers Port à la Duc et près du château du Vaurouault, un circuit pédestre fait le tour des ruines des Templiers). A partir de cette époque un trafic important de marchandises et de contrebande se développe dans la baie. Avec la Chouannerie de nombreuses liaisons sont effectuées avec les îles anglo-normandes. Dans les années 1920 et 1945 la baie est menacée par la création d’un barrage identique à celui du barrage de la Rance. C’est pendant la deuxième guerre mondiale que la baie s’est illustrée avec la création d’un réseau d’agents et d’aviateurs entre l’Angleterre et la France. En 1950 un naufrage tragique s’est déroulé avec le navire météorologique Laplace qui a sauté sur une mine et qui a entraîné la mort de 50 personnes.

Aujourd’hui la Baie de la Fresnaye a une partie économique importante de la région, avec la mytiliculture (culture de moules) et les parcs à huitres importants. Nous pouvons apercevoir à la marée basse, ces grands parcs à huîtres et moules au début de la baie. Je vous conseille, si vous aimez les huîtres, d’aller les acheter au Port à la Duc, un très bon ostréicole s’y trouve, ses huîtres sont excellentes. Aussi à la marée basse, au milieu de la baie nous pouvons voir de nombreuses familles venir pêcher les excellentes coques, cette baie en regorge. J’ai remarqué en faisant le tour de la baie à pied, qu’il n’y plus cette pollution par ces fameuses algues vertes, je suis ravi qu’elles n’y sont plus, c’était un véritable fléau, la moitié de la baie en était recouverte.

Album de photos : La baie de la Fresnaye

Panorama dans la baie de la Fresnaye :

Belle vue du fort Lalatte

Belle vue du fort Lalatte

Le Fort Lalatte : Le fort Lalatte est célèbre en Bretagne, par sa situation géographique, à côté du Cap Fréhel et sur un remarquable cap rocheux, il a servi de décor à de nombreux films, notamment par celui des Vikings avec Kirk Douglas dans les années 60. Ce fort s’appelait autrefois la Roche Gouyon, il fût battit au XIVème siècle par le seigneur de Matignon : Etienne III de Matignon (famille très ancienne et des plus illustres de la Bretagne). La construction du château a donc commencé vers 1340. En 1379, suite au retour d’exil du Duc de Bretagne : Jean IV, le château fut assiégé par Bertrand Du Guesclin. Il sera attaqué une seconde fois au moment des guerres de religion, puis sera abandonné. C’est sous le règne de Louis XIV que le château reprendra un intérêt stratégique et il sera fortifié. Jusqu’au Premier Empire, il servira de bâtiment de guerre, mais à partir de 1892, avec les techniques modernes de l’époque, ce château ne sera plus utilisé et sera vendu à des propriétaires privés. C’est en 1931 qu’il sera acheté par un propriétaire passionné qui a entreprit de grands travaux de restauration qui s’achèverons en 1950. Depuis 1925 le Fort Lalatte sera classé au Monuments Historiques.

Le fort Lalatte se visite aujourd’hui, il est ouvert du mois d’avril au mois de septembre, tous les jours de 10h à 18h sans interruption. . Le tarif est de 5€ pour les adultes et 3€ pour les enfants. Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le site Internet : http://www.castlelalatte.com

Album de photos : Le Fort Lalatte

Les bruyères et le cap Fréhel

Les bruyères et le cap Fréhel

Le Cap Fréhel : Le Cap Fréhel est une belle réserve ornithologique, elle fait partie des plus belles réserves et aussi l’un des plus beaux sites de la Bretagne. Du haut des 70 mètres, ce cap domine toute la mer. Le sentier entre bruyères et ajoncs qui est intégré au GR34, fait le tour du cap. Par temps très clair, nous pouvons apercevoir les îles anglo-normandes de Jersey. Au cap Fréhel, il y a deux phares, le plus vieux en granit a été construit sous le règne de Louis XIV en 1701 par Vauban, ce phare brûlait autrefois ses lumières par de l’huile de poisson. En 1836 fut construit un autre phare plus moderne et plus haut, juste à côté de l’ancien, il est électrifié en 1886. Malheureusement ce phare sera détruit en 1944 par les allemands. Il sera reconstruit après la guerre, vers 1946 et c’est celui que nous voyons actuellement. Il sera inauguré en 1950, il fait une hauteur de 32 mètres et sa lumière est aussi à une hauteur de 103 mètres. Par temps clair sa lumière est visible à une centaine de kilomètres. Au bout de la falaise du cap Fréhel, se trouve le rocher de Fauconnière. Ce rocher est un véritable nid pour oiseaux, il y a des milliers d’oiseaux marins qui ont construits leur nid, nous pouvons apercevoir des guillemots, des cormorans, des mouettes, des goélands. Ce spectacle est magnifique et vaut la peine de s’arrêter pour voir toutes ces colonies d’oiseaux marins.

Album de photos : Le Cap Fréhel

Panorama du cap Fréhel :

Du cap Fréhel aux Sables d'Or

Du cap Fréhel aux Sables d'Or

Du Cap Fréhel aux Sables d’Or Le chemin par le GR34 du cap Fréhel aux Sables d’Or et l’une des plus belles et des plus sauvages de la Côte d’Emeuraude. Ces longs parterres d’ajoncs et de genets aux printemps et en été est très protégé aujourd’hui. Le promeneur peut longer cette côte en empruntant uniquement le chemin du GR. Nous longeons ainsi au dessus des immenses falaises ce littoral breton jusqu’à la station balnéaire des Sables d’Or construit en 1924. Cette station qui se trouve le long d’une belle plage de sable fin, bordée de belles dunes a été renové en 2007 et accueille chaque en été de nombreux vacanciers. Vous trouverez donc des aménagements comme un golf, un casino, de nombreux restaurants et commerces, qui donne a ce lieu un véritable et bel emplacement de vacances.
Album de photos : Du cap Fréhel aux Sables d’Or

Le rocher du cap d'Erquy

Le rocher du cap d'Erquy

Erquy : Erquy est une petite commune de la côte de Penthièvre, situé entre le cap d’Erquy, site naturel et la pointe de la Heussaye, constituée de vestiges d’une ancienne éruption volcanique. Erquy avec un port, une flotille de 80 chalutiers et ses 12 navires de haute mer, est connu comme la « capitale » de la coquille Saint Jacques, pêchée dans la baie de Saint Brieuc. Elle est aussi une station balnéaire très prisée en haute saison avec ses nombreuses maisons en gré rose. Cette petite ville a aussi un passé historique des plus remarquables, surtout avec le fleuron de son histoire et le château de Bien Assis (http://www.chateau-bienassis.com), classé au Monuments Historiques, Bien Assis emmène les visiteurs de passage à l’époque des grandes expéditions maritimes. Dans un passé plus lointain, Erquy possédait un site paléolithique, qui a été ensuite occupé par les romains. Au Moyen Age étaient présents aussi les chevaliers de Saint Sépulcre aux hameaux des Hôpitaux.

Le Cap d’Erquy, moins connu que le cap Fréhel offre toutefois une vue imprenable sur la baie de Saint Brieuc. Ce cap se situe entre deux plages : la plage de Port Blanc et la plage de Lourtuais. Les trois rochers immergés tout prés du cap, ont été tristement célèbres par le naufrage de nombreux navires. C’est pour cette raison que la commune a décidé de construire un abri de canot de sauvetage.

Erquy a été aussi le refuge de nombreux artistes peintres, comme le peinte impressionniste Maurice Bernard, connu par ses toiles maritimes. Enfin cette ville a inspiré fortement l’artiste Albert Uderzo par le village des gaulois et du camp Romain de la bande dessinée : Astérix et Obélix.

Album de photos : Erquy et son cap

Conclusion : Voici la première partie sur la Côte d’Emeraude, je continuerais à publier d’autres articles sur cette magnifique région, quand je reviendrais. J’écrirais plus particulièrement sur des lieux comme Dinard, Saint Briac, Saint Jacut de la Mer, le Val André, qui sont aussi des endroits de toutes beautés. Je vous conseille vraiment d’aller visiter ce beau coin de France, les paysages marins, les villes historiques, les nombreux monuments (châteaux, églises, forts) font partie des lieux exceptionnels de cette belle région des Côtes d’Armor.

Si vous voulez plus de renseignements, je vous invite à voir ces quelques sites :
Office du Tourimise d’Erquy : http://www.erquy-tourisme.com
Office du Tourisme de Fréhel : http://www.paysdefrehel.com/
Ville de Saint Malo : http://www.ville-saint-malo.fr
Sites personnels : http://docarmor.free.fr/valarmor/valest/cartest.htm
Tour de Bretagne par le GR34 : http://www.wmaker.net/opcc/gr34/

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13 09 2008

France – Septembre 2008 – « Le Tour du Mont Blanc »

Le tour du Mont Blanc est un classique des randonneurs et des trekkeurs venant de France et de l’Europe entière. Cette route autour du massif était autrefois une tradition des montagnards qui échangeaient autour du « toit de l’Europe » des étoffes avec leurs voisins. Aujourd’hui elle est devenue une route mythique pour tous les randonneurs venus faire ce tour à travers des paysages de montagnes splendides du massif alpin. Je suis donc parti encore cette fois-ci avec un groupe de Terres d’Aventure, nous étions dix. Nous avons été accompagnés par une guide accompagnatrice en montagne, connaissant bien sa région et je dirais même très intéressante, qui nous a fait vivre sa passion pour la montagne et surtout la nature qu’elle connaît vraiment bien. Nous avons a peu près parcouru 120 kilomètres et un bon tiers en véhicule, nous sommes passés par les cols connus de la région : Col du Bonhomme, la Croix du Bonhomme, la Seigne, Grand Col du Ferret, la Forclaz et enfin par le col des Montets pour redescendre par les Aiguilles Rouges vers Chamonix. Nous avons fait le tour a peu près en six jours. Mais si vous avez très peu de temps et que vous êtes très sportif, vous pouvez participer à la grande course qui se tient annuellement vers la fin du mois d’aôut, c’est l’UtraTrail. Il faut faire le tour en moins de 46 heures !

1 – Carte du parcours et quelques chiffres :

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Nombre de kilomètres : 170 kms
Nombre de glaciers : 71
Nombre de vallées : 7
Nombre de sommets : 400
Sommet le plus haut : Mont Blanc (4807 mètres)

2 – La préparation :

- Le transport : Le lieu de rendez-vous pour notre circuit autour du massif du Mont Blanc était la gare de Le Fayet-Saint Gervais. Evidemment vous pouvez commencer le tour à n’importe quel endroit du circuit, ça dépend aussi dans quel sens vous voulez faire le tour. Il n’y a pas de règles bien définis, mais la plupart commence, soit de Chamonix ou de Saint Gervais. Il y a aussi plusieurs moyens de transport pour arriver, la voiture mais aussi le chemin de fer. Pour le train, si vous arrivez de Paris, c’est moins facile, il y a peu de trajet direct en TGV jusqu’à Chamonix, il faut obligatoirement changer de train à Lyon et les horaires sont assez compliqués. Mais il existe quand même un train qui vous amène directement à destination, c’est le train de nuit, le Lunéa. Le départ, si vous venez de Paris, c’est la gare d’Austerlitz. Ce train met dix heures, mais vous voyagez en couchette et si vous avez bien dormi, vous avez l’impression de mettre une heure seulement ! C’est je pense le plus pratique pour venir. Le coût n’est pas exorbitant, l’allée simple est autour des 35 euros. Vous pouvez vous renseigner directement sur le site de la SNCF en cliquant ICI

- Les formalités : Si vous faites le tour entier du Mont Blanc, vous allez traverser trois pays : La France évidemment, mais aussi l’Italie et la Suisse. Il est donc indispensable pour les ressortissants français d’emmener avec vous votre carte d’identité. Nous n’avons pas eu de contrôles à la frontières, mais il est préférable de l’emmener au cas où vous aurez un contrôle.

- La monnaie : En France, comme en Italie, la monnaie c’est l’euro. Par contre en Suisse, la monnaie est encore le franc-suisse, il ne sont pas passés et ne passeront pas de sitôt à la monnaie européenne. Mais vous pouvez quand même régler vos achats en monnaies européennes, la Suisse accepte notre monnaie pour les touristes.

- L’équipement : Pour faire le tour du Mont Blanc et comme vous passez environ 5 à 6 cols de plus de 2000 mètres d’altitude, il faut évidemment un équipement adapté à la randonnée en montagne. L’équipement indispensable est :

  • Les chaussures : Il faut des chaussures de randonnées tenant bien à la cheville et surtout imperméable. Je vous conseille une paire avec semelle Vibram, ces semelles ont une bonne tenue sur les chemins caillouteux du tour du Mont Blanc.
  • Veste coupe-vent : il faut avoir dans votre équipement une veste coupe-vent de type Gore-Tex, elle vous protégera du vent et de la pluie surtout au passage des cols.
  • Veste Polaire : comme ci-dessus, pour le passage des cols et les soirées dans les refuges.
  • Gourde d’eau : une gourde d’une contenance de 2 litres est indispensable, il y a des points d’eau à chaque refuge, mais il sont espacés de plusieurs kilomètres. Prenez une poche d’eau avec tuyau, qui se range dans votre sac à dos et qui vous permet de boire en marchant, très pratique !
  • Les bâtons de marche : ce n’est pas obligatoire pour marcher, mais je vous le conseille fortement, comme vous faites beaucoup de dénivelés dans la journées, environ +1000 mètres et -1000 mètres, ceux-ci peuvent vous soulager les genoux et c’est vraiment très bien pour les montées.
  • T-shirts : il faut acheter aussi des T-shirts en fibre synthétique et non du COTON ! Le coton est très long à sécher et n’est pas du tout agréable à porter pendant les randonnées.

- Hébergement : Il y a beaucoup de possibilités d’hébergements avec de nombreux refuges répartis sur le tour du Mont Blanc. Ce sont en grande partie des dortoirs avec des sanitaires tout à fait correct. Je vous conseille si vous voulez faire le tour l’été, d’arriver assez tôt aux refuges, car les places sont chères et si vous ne voulez pas dormir dehors il préférable d’arriver tôt. Aussi il y a d’autres moyens que d’aller dormir dans les refuges ou sous la tente, vous avez de nombreux hôtels et auberges sur le long du parcours.

3 – Le séjour :

La vallée de Saint Gervais

La vallée de Saint Gervais

Dimanche 31 août 2008 : Je suis donc parti samedi vers 22h30 de Paris Austerlitz pour arriver le lendemain vers 9h00 à Saint Gervais. Après avoir fait connaissance avec la guide et les autres personnes du groupe, nous montons en voiture pour faire quelques kilomètres au dessus de Saint Gervais et arriver au lieu de départ de la première randonnée du séjour. Nous démarrons donc vers 10h00 au pied de la montagne du Nid d’Aigle. Nous parcourons environ deux heures de montées jusqu’à un petit pont suspendu afin d’arriver au pied du glacier de Bionnassay. Au loin vers la gauche, nous voyons très bien la ligne de chemin de fer qui part du Fayet et qui mène les voyageurs au sommet du Nid d’Aigle. Nous nous arrêtons donc pour déjeuner au pied du glacier. Après notre arrêt, nous reprenons le chemin, mais nous ne pouvons franchir le col du Tricot et nous le contournons par le mont Vorassay. Nous avons donc une grande descente dans la forêt vers le village des Contamines Monjoies. En chemin nous traversons de belles prairies verdoyantes et des chalets typiques du pays. En fin d’après midi avant d’arriver vers notre hôtel, nous décidons d’aller faire un petit tour au Contamines Montjoies, nous visitons ainsi la petite église baroque qui est dans le vrai style du pays.

Album de photos : De Bionnassay aux Contamines Montjoies


Le lac de Gittaz

Le lac de Gittaz

Lundi 1er septembre 2008 : Dans la nuit, vers 5h00 du matin, nous avons entendu un orage assez inquiétant, mais heureusement il s’est fini au bout d’une heure. En nous réveillant le ciel était quand même très gris et il faisait très humide. Nous partons donc à 8h00 et nous prenons les véhicules pour parcourir environ dix minutes de route. Nous commençons la randonnée au lieu de Notre Dame de la Gorge. Nous visitons la petite église magnifique qui est dans le même style que celle du village des Contamines. Nous commençons notre ascension vers le col du Bonhomme. L’ascension va durer environ 3 heures, nous voyons au fur à mesure de notre montée que le ciel s’assombrit de plus en plus derrière nous. Mais heureusement il ne fait que passer et nous n’avons eu aucune goûte de pluie de la journée et même du très beau temps en fin d’après midi. Nous faisons une petite pause au milieu de l’ascension au refuge de la Balme. C’est un grand refuge avec de nombreux dortoirs. Nous continuons donc notre route vers le col du Bonhomme, presque à la fin de la montée, notre guide nous arrête près d’un rocher, où nous remarquons de nombreux fossiles de coquillages encore bien marqués, la mer était là il y a des millions d’années, et nous sommes aujourd’hui à plus de 2300 mètres d’altitude, c’est incroyable ! Nous arrivons enfin au col du Bonhomme où nous admirons la beauté du paysage des deux côtés du col. Vers la droite nous admirrons le superbe petit lac de la Gittaz, bouché par un barrage. Nous continuons notre randonnée vers le deuxième col de la journée, le col de la Croix du bonhomme. En chemin nous nous arrêtons pour déjeuner devant un magnifique panorama, avec au fond le lac de la Gittaz. Nous continuons pour arriver une heure et demi plus tard au col de la Croix du Bonhomme, nous arrêtons quelques instants à un autre refuge, qui se trouve un tout petit peu plus bas. Après avoir pris un café nous avons une longue descente vers le village des Chapieux. En chemin nous pouvons observer une petite famille de bouquetins et des grands corbeaux, typique du pays. Nous arrivons en fin d’après-midi à notre hôtel, après avoir parcouru 6h30 de marche. Belle journée de randonnée !

Album photos : Randonnée vers le Col du Bonhomme et la Croix du Bonhomme

Superbe photo du Mont Blanc

Superbe photo du Mont Blanc

Mardi 2 septembre 2008 : Aujourd’hui est une grande journée de randonnée où nous allons parcourir certainement le plus de kilomètres, mais c’est aussi une des plus belle journée de la semaine. Nous allons traverser des paysages magnifiques avec un temps exceptionnel. Nous allons découvrir de nombreux glaciers et aiguilles et en « point d’orgue » le Mont Blanc ! Nous partons donc vers 8h00 et nous avons une petite demi-heure de voiture pour arriver au départ de la randonnée vers le col de la Seigne. Avant le départ pour notre marche, nous allons visiter une fromagerie de Beaufort. C’est une belle visite où nous avons en direct une partie de la fabrication de ce fameux fromage. Notre guide Sandrine a eu la très bonne idée d’acheter un peu de fromage pour le pique nique et nous avons hâte de le déguster ! Après la visite nous commençons par 3 heures de montée environ vers le col de la Seigne. Par le levé du jour, nous pouvons voir au fur mesure de notre ascension le soleil éclairé les aiguilles qui nous entourent. Nous voyons un magnifique mont et ses glaciers qui l’entoure, il s’agit de l’Aiguille des glaciers qui culmine à plus de 3816 mètres. Nous arrivons enfin vers 11h00 environ au col de la Seigne à 2516 mètres, il ne fait pas très chaud et nous supportons bien notre polaire et le coupe vent. De là nous avons une vue une slendide vers la vallée Veny et surtout sur le Mont Blanc qui se dégage de plus en plus (voir la photo ci-dessus). Au col de la Seigne, nous sommes à la frontière avec l’Italie, nous redescendons donc la longue Veny, en chemin nous passons à gauche de nombreuses aiguilles et glaciers, les noms sont : le glacier de la Lée Blanche, le glacier du Miage, le Mont Blanc (bien sûr), l’aiguille Noire de Peuterey pour arriver enfin à la moraine du glacier de Miage. En chemin nous décidons de nous arrêter vers les hauteurs, juste en dessous du glacier de la Lée Blanche. Nous avons une vue superbe sur toute la vallée, nous pouvons aussi observer une faune fantastique et entre autre un aigle royal qui plane au dessus de nos têtes, c’est un spectable magnifique ! Et puis sur tout le long du chemin nous découvrons une flore des plus belles de la région, Sandrine, notre guide nous décrit avec passion toutes ces fleurs magnifiques et les montagnes qui nous entourent, nous sommes tous enchantés de l’écouter. Vers la fin de l’après-midi, après notre longue randonnée, nous arrivons enfin au pied de la Moraine, Sandrine ne peux cacher longtemps la surprise qu’elle nous avait promis et nous décidons de monter en haut de la moraine et là ! Nous avons nous nous attendions pas à voir un petit lagon où le glacier du Miage effrite petit à petit sa glace dans ce lagon d’un bleu magnifique, que c’est beau ! Après ce petit spectable, nous redescendons de la moraine et nous reprenons la route vers le village de Peuterey où nous attendons le bus de la ville pour nous emmener à notre hôtel de Courmayeur. Le soir nous avons un dîner typiquement italien et nous rêvons encore de la belle journée que nous venons de passer.

Album de photos : Du col de la Seigne, le Mont Blanc jusqu’à Courmayeur

Des randonneurs devant une belle vallée

Des randonneurs devant une belle vallée

Mercredi 3 septembre 2008 : Nous partons tôt de Courmayeur et nous allons prendre le bus de la ville qui nous emmène au bout d’une heure de trajet au terminus, au pied du Grand Col Ferret, au fond de la vallée du Val Ferret. Nous commençons notre randonnée qui va durer environ 4 heures pour arriver à 2537 mètres d’altitude au col. En chemin nous nous arrêtons pendant une demi-heure au refuge Elena. De sa belle grande terrasse nous admirons avec bonheur la vallée du Val Ferret et surtout le grand glacier de Pré de Bard qui montre toute sa tentacule. Quelle beauté ! Nous arrivons environ vers midi au col, nous passons cette fois-ci en Suisse, où nous pouvons voir la très belle vallée du Val Ferret qui commence a être recouverte par les nuages. Nous redescendons la vallée de l’autre côté, le temps commence à se gâter, il fait gris, il fait froid et la pluie commence à montrer « le bout de son nez ». Nous nous arrêtons vers une heure trente de l’après midi à un nouveau refuge en pleine réfection, après avoir déguster un bon vin chaud au vin blanc, nous repartons sous la pluie et nous longeons les hauteurs du val Ferret pour descendre vers le village de Ferret où nous allons passer la nuit.

Album de photos : Le passage du Grand Col Ferret

Belles vaches de montagne

Belles vaches de montagne

Jeudi 4 septembre 2008 : Aujourd’hui est la journée la plus petite au niveau du nombre d’heures de marche, 5h30 et heureusement ! Car ce n’est pas vraiment une belle journée, il fait gris et il a plu pratiquement toute la journée. Nous commençons par une demi-heure de route pour arriver peu après Champex au départ de notre randonnée. Nous montons donc pendant 2 heures environ à travers un bois pour arriver au sommet sur un plateau. Malheureusement nous ne voyons rien, le ciel est complètement bouché. Nous marchons donc pendant une heure le long d’un chemin sur le plat pour arriver à un refuge où nous allons déjeuner. Ce petit refuge d’alpage est très sympathique et vraiment convivial. Quelques tables sont répartis dans une grande pièce où un petit feu réchauffe l’atmosphère humide de dehors. Après avoir déjeuner, nous repartons toujours le long du même chemin où le ciel se dégage un petit peu et nous pouvons décourvrir enfin la petite ville de Martigny en contre bas. Nous redescendons vers le village de Trient, en passant par le col de La Forclaz et nous allons passés notre dernière nuit. Nous arrivons à notre hôtel un peu fatigué et surtout complètement trempé par cette journée de pluie. (je suis désolé pour les photos, j’en ai très peu de cette journée, mais avec la pluie, je n’ai pas osé sortir mon appareil). Le soir au dîner nous pouvons déguster une fondue savoyarde à la tomade qui s’appelle une Valaisane (la recette de cette fondue est ICI), succulent !

Album de photos : Quelques vaches d’alpages

Très belle photo du massif

Très belle photo du massif

Vendredi 5 septembre 2008 : Nous nous réveillons très tôt ce matin à 6 heures pour être au rendez-vous de la randonnée à 8h00, nous avons plus d’une demi-heure de route pour arriver au rendez-vous de notre randonnée, le col des Montets. Nous devons faire aussi deux voyages car tout le monde ne peut monter en même temps dans le véhicule. Comme j’étais dans le premier voyage, j’ai eu le temps avant de commencer la randonnée, de photographier les belles lumières matinales du panorama qui nous entoure. Aujourd’hui sera encore une très belle journée, mais nous devons terminer assez tôt la randonnée, car quelques personnes de notre groupe reprennent le train vers 15h30 et nous avons plus de 6h00 de marche à parcourir. Donc nous commençons notre ascension par les Chéserys, nous avons a peu près deux heures de montées pour arriver au sommet de ce col. En chemin nous faisons de nombreux arrêts pour admirrer le très beau panorama de ces immenses glaciers et ces aiguilles vertigineuses . Pendant la montée nous avons fait une bonne surprise, devant nous à 50 mètres un bouquetin empruntait le même chemin que nous pour monter. Nous avons pu l’approcher de très prés et j’ai quelques photos superbes de cet animal (voir ICI). Nous arrivons enfin vers 10h00 environ au col des Montets, de là nous allons continuer notre chemin en longeant en balcon au dessous des Aiguilles Rouges jusqu’à la Flégère. Nous pouvons observer de nombreux glaciers, monts et aiguilles. Nous voyons entre autre le glacier d’Argentières, les Grands Montets, les Drus, la magnifique Mer de Glace, les hautes Aiguilles de Chamonix et enfin l’Aiguille du Midi en très gros plan. Nous voyons très mal malheureusement le Mont Blanc de ce versant, car il est caché aujourd’hui par les nuages. Nous avons une vue un peu subjective du Mont Maudit, mais il est assez difficle de le voir. Au bout de deux heures environ, nous arrivons au refuge de la Flégère. Nous avons trouvé sur une terrasse des tables pour pique-niquer devant une vue splendide du massif. Après le déjeuner nous redescendons par un chemin vers Chamonix, nous suivons le téléphérique jusqu’en bas. En chemin nous passons vers un petit refuge mangnifique et très fleuri : le chalet La Floria. Nous terminons notre séjour en traversant la ville de Chamonix pour arriver à la gare où nous prenons un verre tous ensemble bien mérité.

Album de photos : Randonnées sur les Aiguilles Rouges

La photo de groupe

La photo de groupe

Commentaire sur le séjour : ce séjour a été magnifiquement réussi, le Tour du Mont Blanc est une randonnée qui est accessible à de nombreux marcheurs. Ce tour n’a pas de difficultés techniques, il faut évidemment bien se préparer, s’équiper et il est facilement réalisable. Je vous conseil vraiment de faire cette randonnée, car les paysages sont d’une très grande beauté, on voit d’une façon différente le Mont Blanc. Si vous avez l’intention de faire ce tour entièrement en marchant, il faut compter a peu près dix jours de marche. Mais en six jours, comme je l’ai fait, vous avez déjà, je pense, une belle vision de tout ce qu’il y a d’important dans ce tour. Je tiens quand même à remercier notre guide : Sandrine, qui a été exemplaire pendant ce tour, elle nous a fait vivre sa passion pour la montagne et surtout la nature qu’elle connait très bien. Et puis aussi notre groupe qui a été vraiment très sympathique pendant ce séjour.

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« En voyage, comme dans le reste de la vie, ce long voyage, le plaisir, paie l’énergie. »— Paul Guth, Portrait sur Wikipédia, cliquez ICI

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